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Prévention du cancer : nombreux travaux en cours sur les protéines laitières

Si le cancer est une maladie aux causes multiples, le rôle de l’alimentation et de ses constituants dans son développement et /ou sa prévention fait l’objet de nombreux travaux. Concernant les protéines, les études publiées jusqu’à ce jour ne révèlent aucun rôle néfaste d’une consommation «normale» de protéines dans la survenue des cancers. Au contraire, des expériences réalisées chez l’animal laissent penser que certains peptides et acides aminés issus de la digestion des protéines pourraient se montrer bénéfiques. A ce titre, les protéines du lait sont particulièrement étudiées.

 

En effet, certains petits peptides issus de la digestion des protéines laitières (caséines et protéines du lactoserum) sont bien connus des chercheurs pour leurs propriétés antimutagènes chez l’animal. Ceux du lactoserum (le petit lait) seraient par exemple efficaces contre le développement des tumeurs mammaires et des tumeurs du côlon.

 

Les mécanismes en jeu pouvant expliquer ce rôle bénéfique des protéines laitières ne sont cependant pas totalement élucidés. Parmi les principales hypothèses : elles favoriseraient la synthèse d’enzymes anti-oxydantes et la production de cellules immunitaires, principales lignes de défense de l’organisme contre les cellules malignes.

 

Curr Pharm Des 2007 ; 13(8) : 813-28

 

La lactoferrine : une molécule importante !

Naturellement présente dans toutes les sécrétions naturelles (larmes, salive, sécrétions vaginales, intestinales ou séminales…) mais surtout dans le colostrum et le lait (de femme comme de vache), la lactoferrine est considérée comme une protéine multifonctionnelle et multitâches.

 

La communauté scientifique a d’ailleurs engagé depuis plusieurs années de nombreuses recherches pour expliquer ses propriétés bénéfiques et développer son utilisation dans le domaine de la pharmacologie et des aliments fonctionnels. Un article récemment publié (1) les résume. La majorité des fonctions biologiques de la lactoferrine sont relatives à son affinité particulière pour le fer. La lactoferrine joue un rôle primordial dans l’absorption du fer, sur le système de défense immunitaire, dans la croissance cellulaire. Elle a des activités antimicrobienne, antivirale et antiparasitaire, une action anti-oxydante etc. Et les applications sont diverses : remodelage osseux, médicaments anti-inflammatoires, conservation des laits infantiles, etc.

 

(1) Current pharmaceutical research 2007 ; 13: 801-11

 

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La lactoferrine : une molécule importante !